Le Problème du mal.

Des enfants sont exploités, des femmes sont violées, des hommes meurent de faim, le riche s’enrichit et le pauvre s’appauvrit, le mal, il y en a partout. Notre société en est infectée. Le monde en est rempli. Toutefois, comment Dieu, qui est omnipotent, omniscient et omniprésent, qui clame également être bon, peut permettre tout cela?

On peut regarder le problème de quelques façons, dans cet article, je ne regarderai que deux.

1. La première manière est la suivante : la question est formulée de la mauvaise façon. Nous devons redéfinir le mal en conséquence de la vertu de Dieu. Nous ne pouvons pas regarder le mal en conséquence de notre définition du mal et du bien. En effet, nous avons déjà tous fait du mal. Donc, nous sommes déjà biaisés.

Si nous posons cette question, nous nous faisons avocats du bien, et nous sous-entendons que nous connaissons le bien dans toutes ses formes. C’est nécessaire pour accuser le mal dans toutes formes. Tout cela, cela implique l’omniscience, et toute connaissance implique l’omniprésence et pour tout connaître, il faut avoir du potentiel illimité, donc l’omnipotence. Mais, on essaie justement d’infirmer l’existence d’un tel être.

Ainsi, le questionneur ne peut plus argumenter, car sa question implique un Dieu. Sa question s’autodétruit. Le questionneur se fait Dieu.

 

 

2. La deuxième manière est la suivante : questionner le questionneur.

A) Quiconque dénonce le mal implique le bien
B) Quiconque accepte l’existence du bien et du mal, implique un standard par lequel nous pouvons faire la différence entre les deux.

C) Quiconque accepte ce standard doit accepter également une loi morale. (En effet, car nous dénonçons le mal. Donc, le mal est indésirable et punissable. C’est un aspect que nous devons réprouver, et si nous cherchons à le réprouver, ce standard agit comme une loi morale.)

D) Toutes ses prémisses pointent vers l’existence d’un législateur moral (un juge). En effet, si Dieu n’existe pas et que nous sommes encore conscients du bien et du mal, nous sommes nos propres législateurs moraux. Mais notre argument implique un standard objectif : ce que nous ne sommes pas. Ainsi, si nous dénonçons le mal de manière absolu, nous prouvons l’existence d’un Dieu. Et comme tous les juges (du moins, en théorie) ils sont justes, mais coexistent néanmoins avec le mal. Leurs existences et la nature de leur existence ne sont pas inconsistantes l’une avec l’autre.

Ainsi, le problème du mal n’est pas vraiment un problème.

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