Psaume 127

Voici le Psaume 127, qui est une chanson hébraïque écrite par  le roi Salomon. Dans ce court article, j’apporterai mes pensées et recherches sur ce texte. Sans plus tarder, je vous invite à lire le texte:

Si l’Éternel ne bâtit la maison (donc famille),

Ceux qui la bâtissent (avoir une progéniture) y travaillent en vain;

Si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain;

C’est en vain que vous vous levez matin,

Que vous vous couchez tard,

Que vous mangez le pain de douleurs.

Ainsi, il donne le sommeil à son bien-aimé.

 

Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel,

Et le fruit du ventre est une récompense.

Comme des flèches dans la main d’un homme puissant,

Tels sont les fils de la jeunesse.

Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois!

Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte.

C’est un psaume sur la famille. Salomon a écrit ce psaume lorsqu’il construisait le temple, mais le thème est définitivement la famille, le premier couplet pourrait être interprété différemment mais le deuxième ne laisse aucun doute.

Le premier couplet nous met en garde de ne pas construire une tour de Babel pour nous-même. En effet, les gens de l’époque se sont dit : « Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. » Toutefois, c’est Dieu qui a finit par leur donner un nom, un nom qu’ils n’avaient pas décidé mais un nom que Dieu a choisi pour eux : Confusion. C’était certainement un projet important, mais ils ont bâtis une maison à laquelle l’Éternel n’a pas pris part : ils ont donc travaillé en vain.

Ces nuits d’insomnie, ces nuits remplies de soucis, tout cela était complètement vain. La vanité est une chose difficile à visualiser, beaucoup de gens comprennent le concept derrière, toutefois peu comprennent les implications de celle-ci. Toutefois, dans ce psaume, le mot « vain » n’est pas le même mot qu’utilise Salomon dans l’Ecclésiaste. C’est le mot « shâv’ » qui est utilisé, il vient du mot « shô’âh », leur définition :

  1.  « shô’âh » : désolation et destruction, tempête,
  2. « shâv’ » : Il reprend la même idée que sa racine « destruction » toutefois, la connotation de ce mot s’apparente avec celle du mot « ruine. »

Ainsi, « si l’Éternel ne bâtit la maison, » ceux qui bâtissent bâtissent de la ruine. Vous bâtissez de la ruine, de la désolation et de la destruction. C’est une antiphrase. Ça ne se peut pas! Voilà la vanité! La vanité c’est construire de la ruine. C’est utile à personne! C’est comme les morts-vivants : leurs existences sont vaines car leurs vies ne sont que néants.

Toutefois, l’auteur va finir son couplet avec un certain encouragement : « Ainsi, il donne le sommeil à son bien-aimé. » Dieu ne regarde à la grandeur du projet, ni aux efforts produits; il regarde à qui planifie le projet. Lorsque son bien-aimé (qui peut être traduit par ami intime ou amoureux) construit, ses efforts ne seront pas vains et Dieu lui donnera le repos et donc les forces pour son projet.

Ensuite, Salomon passe à la famille. La première phrase est bien intéressante :

« Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel,

Et le fruit du ventre est une récompense. »

Dieu a voulu que nous habitions la terre et que nous la peuplions. En obéissant à ce commandement, Dieu a certainement prévu des bénédictions. Je ne dis pas qu’élevé des enfants est nécessairement facile ou aisé. Mais lorsque l’Éternel bâti la famille, il bénira également. En effet, que serait la famille sans cette récompense que son les enfants?

J’aime particulièrement la deuxième phrase du deuxième couplet :

 « Comme des flèches dans la main d’un homme puissant,

Tels sont les fils de la jeunesse.

Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois! »

Je ne veux pas faire un point de doctrine avec ce point, mais j’aimerai dire que non seulement les fils sont une bénédiction, mais les enfants de ta jeunesse encore plus! C’est bien triste que trop souvent, les couples ont tendance à vouloir attendre d’être plus vieux avant d’avoir des enfants. Mais Salomon semble croire qu’attendre trop longtemps peut finir en une privation volontaire de certaines bénédictions. Il qualifie l’homme de « bienheureux, » le même mot aurait pu être traduit par « béni. » Il faut dire qu’attendre avant d’avoir des enfants n’est aucunement mal et peut s’avérer sage dans plusieurs situations.

J’aime particulièrement le fait que la phrase finisse par un point d’exclamation. Souvent la Bible nous semble froide et distante. Mais non, pas ici, l’auteur s’exclame!

Salomon finit son psaume avec ce qui semble être une bénédiction :

 « Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte. »

 C’est une parole qui ressemble beaucoup à une promesse de l’Ancien Testament :  « Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, et dit: […] Certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer; et ta semence possédera la porte de ses ennemis. » (Genèse 22.15-17)

Cette promesse est une bénédiction. L’hôtel de ville, le palais de justice et la bourse étaient situés à la porte. C’est là que tout se réglait. Et l’activité politique et sociale et économique de ta progéniture est une bénédiction, non seulement seront-ils actifs (car c’était chose commune à l’époque) mais ils seront triomphant dans leurs activités et nul ne s’opposera à eux. Ils seront la gloire de leur père.

Cela rejoint les paroles de sagesse du livre de Proverbes lorsque Salomon écrit : « Un fils sage réjouit son père […] »

Pour conclure cette brève analyse et commentaire sur ce Psaume, je dirai seulement : La famille est une institution fondée par Dieu et il désire qu’on la bâtisse autour lui et non autour de nos projets. Car bâtir sans Dieu – le divin architecte- c’est construire de la ruine. Ensuite, une des bénédictions qui découle de ce bâtiment c’est des enfants : ils sont la gloire des parents.

Publicités